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Les hippopotames (Hippopotamidae) forment une famille regroupant plusieurs espèces de mammifères cétartiodactyles relativement proches génétiquement des cétacés et dans une moindre mesure des suidés et des Ruminantia. Ils étaient traditionnellement rangés dans les ongulés avant que les études phylogénétiques ne les révèlent comme cétartiodactyles.

Un mâle dominant prend en charge un groupe de femelles et leurs petits.

Un seul mâle est responsable du groupe. Il se bat pour défendre son territoire, s’assurant que les femelles ont assez de place pour se baigner et empêchant les autres mâles de faire du mal aux petits.

Les femelles hippopotames protègent férocement leurs petits et se battent lorsqu’elles se sentent menacées. Malgré cela, elles tolèrent les autres petits et permettront à ceux d’autres femelles de s’approcher et même de les téter, particulièrement durant les périodes de sécheresse.

Les femelles hippopotames sont souvent suivies par plusieurs petits à différents stades de développement. Les plus grands sont sevrés, mais restent près de leur mère pour se protéger des prédateurs.

Les hippopotames vivent en groupes constitués de plusieurs femelles et de leurs petits. Elles ne sont particulièrement sociables, mais elles se tolèrent et communiquent sous l’eau à l’aide de sons a basse fréquence.

Les hippopotames peuvent fermer leurs narines et retenir leur respiration jusqu’à cinq minutes. Les petits sont même capables de téter sous la surface. La mère et son petit sont proches mais sont souvent séparés la nuit lorsque les adultes quitte l’eau pour chercher à manger.

Les hippopotames adultes n’ont pas d’autres prédateurs que les humains, mais les petits sont vulnérables aux attaques de crocodiles, de lions et de hyènes.

La femelle hippopotame éduque son petit à l’aide de petits coups de tête et de morsure légères pour punir les mauvais comportements.

Le lien entre la mère et son petit est vital pour survivre dans le troupeau. Durant les premières semaines, le petit apprend à reconnaître sa mère par la vue, l’ouïe et l’odorat.

Les femelles hippopotames se retirent sur la terre ferme ou dans les eaux peu profondes pour donner naissance à leur petit à l’écart des zones trop peuplées. Lorsqu’elles se préparent à mettre bas, elles représentent un danger réel pour les humains, car elles deviendront agressives et agitées si elles sentent la moindre menace. Les nouveau-nés pèsent 55 kg. La mère et son petit passent environ deux semaines en tête-à-tête, donnant le temps au petit de reconnaitre sa mère. Leur lien est extrêmement fort, et la femelle passe son temps à frotter et gratter son petit pour établir une relation forte avec lui.

Les hippopotames ont quatre canines acérées comme des poignards, et leur morsure exerce une force d’environ 1 tonne par centimètre carré. Malgré leur peau épaisse, ces dents peuvent leur infliger de terribles blessures.

Les combats d’hippopotames sont violents, les opposants s’infligent des coups douloureux à la bouche, au dos, et à la croupe, laissant de profondes blessures dans la peau. Certains hippopotames y perdent même leur queue.

Les hippopotames sont des animaux énormes et, lorsqu’ils se battent, ils utilisent tout leur poids pour écraser leur adversaire jusqu’à ce qu’il se soumette.

Les hippopotames males se battent pour la dominance afin de s’assurer les meilleures places dans l’eau.


La compétition pour les places dans l’eau devient plus féroce durant la saison sèche. Lorsque le lit des rivières est desséché et que les femelles sont disposées à s’accoupler. Les mâles s’affrontent pour établir la dominance et s’assurer qu’ils auront accès au peu d’eau encore disponible.

Bien qu’ils passent leurs journées dans l’eau, les hippopotames ne se nourrissent que de plantes qui poussent sur Terre.


Un mâle hippopotame moyen mange 20 à 40 kg de nourriture par jour, cela représente 1,5 % de son poids.


Son régime est constitué d’herbes à 90% environ.


Occasionnellement, ils complètent ce régime avec des écorces, des feuilles et des fruits.

Les hippopotames sont adaptés à la vie dans l’eau, mais ils n’y passent pas toute leur vie. Les énormes poumons peuvent contenir assez d’air pour passer cinq minutes sous l’eau, mais ils ne flottent pas et ne savent pas nager.

Les hippopotames communiquent sous l’eau et ont un larynx semblable à celui des baleines, adapté à la transmission de sons à basse fréquence dans l’eau.

Les canines d’un hippopotame ne sont pas utilisées pour se nourrir, ce sont des armes redoutables qui ne cessent jamais de croitre.

L'hippopotame se nourrit peu, proportionnellement à son poids. Sa ration quotidienne, 40 kg d'herbe fraîche, ne représente que de 1 à 1,5 % de son poids en matière sèche, alors que tous les autres ongulés – animaux à sabots – ont besoin de manger 2,5 % de leur poids pour vivre. Quand tout va bien, ses pâturages sont, en moyenne, situés entre 2,8 et 3,2 km d'un point d'eau, mais, en cas de disette, il peut marcher jusqu'à 10 km, seul ou en petits groupes. Pendant la saison sèche, il est même capable de jeûner assez longtemps...


Autre caractéristique, l'hippopotame ne se nourrit qu'après le coucher du soleil. En fin d'après-midi, les signaux acoustiques deviennent plus nombreux, la fréquence des bâillements augmente, annonçant l'approche des déplacements alimentaires. Les groupes d'hippopotames continuent ainsi à communiquer la nuit pendant qu'ils recherchent leur nourriture. Les animaux se répondent. Le son portant jusqu'à 1 km le long de la rivière, une chaîne d'échos de proche en proche, et de groupe en groupe, retentit tout au long du fleuve.


Les hippopotames peuvent commencer leur recherche de nourriture par plusieurs kilomètres de déplacement dans le cours d'eau lui-même. Pour sortir de l'eau, ils empruntent régulièrement les mêmes passages, les creusant fortement, au point de défoncer les berges quand ils sont nombreux à utiliser les mêmes pistes, nuit après nuit...


La nourriture de l'hippopotame consiste en diverses espèces de graminées, des genres Panicum, Urocholora ou Cynodon. Selon les endroits, son régime peut comprendre une dizaine de graminées différentes. Il est assez sélectif, choisissant les espèces les plus appétissantes et délaissant les autres. Par exemple, il dédaigne toujours les espèces du genre Spirobolus. En fait, ses goûts peuvent varier en fonction des régions. L'hippopotame a ses habitudes locales : dans une réserve du Kwazulu-Natal, en Afrique du Sud, il se nourrit d'herbe à buffle (Panicum maximum) et d'un chiendent (le Cynodon dactylon).