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Le projet pharaonique

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La tour Eiffel est une tour de fer puddlé de 324 mètres de hauteur (avec antennes) située à Paris, à l’extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine dans le 7e arrondissement. Son adresse officielle est 5, avenue Anatole-France. Construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, et initialement nommée « tour de 300 mètres », ce monument est devenu le symbole de la capitale française, et un site touristique de premier plan.

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LE PROJET PHARAONIQUE : DEUXIÈME PARTIE

MISE EN PAGE :

Laurent FORELLI

FONDATEURS :

Laurent FORELLI

Sébastien COLAU

Alexandre FORELLI

INTRODUCTION

La tour Eiffel est une tour de fer puddlé de 324 mètres de hauteur (avec antennes). située à Paris, à l’extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine. Construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, et initialement nommée « tour de 300 mètres », ce monument est devenu le symbole de la capitale française, et un site touristique de premier plan : il s’agit du second site culturel français payant le plus visité en 2011, avec 7,1 millions de visiteurs dont 75% d'étrangers en 2011, la cathédrale Notre-Dame de Paris étant en tête des monuments à l'accès libre avec 13,6 millions de visiteurs estimés mais il reste le monument payant le plus visité au monde, le site non culturel payant le plus visité étant le parc à thème Magic Kingdom avec 17 millions de visiteurs en 2011. Elle a accueilli son 250 millionième visiteur en 2010.


D’une hauteur de 312 mètres à l’origine, la tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant 41 ans. Le second niveau du troisième étage, appelé parfois quatrième étage, situé à 279,11 m, est la plus haute plateforme d'observation accessible au public de l'Union européenne et la plus haute d'Europe, tant que celle de la Tour Ostankino à Moscou culminant à 360 m demeurera fermée au public, suite à l'incendie survenu en l'an 2000. La hauteur de la tour a été plusieurs fois augmentée par l’installation de nombreuses antennes, pour culminer à 324 m. Culmine à 327 m depuis le 8 mars 2011 avec un émetteur TNT. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd’hui d’émetteur de programmes radiophoniques et télévisés. (Source Wikipédia).


Votre site a donc décidé de vous faire vivre toute l'histoire de cette gigantesque tour, de son projet, a son construction, en passant par son inauguration comme si vous y étiez… Une grande première !


1887

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EXPOSITION UNIVERSELLE

En 1889, Paris accueil une nouvelle exposition universelle, c’est la quatrième organisée dans la capitale depuis 1855, mais celle-ci est grandiose et sort vraiment de l’ordinaire : elle est dominée par la Tour Eiffel, une audacieuse construction métallique atteignant la hauteur inouïe à l’époque, de 300 mètres.



A cette date, la France se remet lentement de l’humiliation subie en 1870 face à la Prusse et du traumatisme qu’a constitué la perte de l’Alsace Lorraine. La loi constitutionnelle qui a assis définitivement la République n’a pas encore 15 ans. Et, bien que le pays est retrouvé son statut de grande puissance en se lançant dans l’aventure coloniale, son régime politique l’isole parmi les monarques européennes.



Cette exposition universelle, officiellement destinée à célébrer le centenaire de la Révolution Française, exerce un impact extraordinaire sur les esprits. Car la majestueuse Tour Eiffel témoigne explicitement du redressement de la France, elle incarne en quelque sorte son apothéose sur le plan technologique. Sujet de fierté, la Tour devient la « hampe » symbolique du drapeau Français. Avec l’ensemble de l’Exposition qui s’étend à ses pieds, elle marque bien aux yeux du monde, le prestige retrouvé du pays.



Les expositions universelles, à vocation encyclopédique, permettaient au public de découvrir un « état du monde » du moment, comme le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle en dix-sept volumes, édité entre 1866 et 1877 par Pierre Larousse. Edouard Lockroy, alors ministre du Commerce et de l’Industrie, a très bien exprimé cette vision : « Une exposition universelle est une totalisation : L’esprit humain arrête une minute son labeur et considère le chemin parcouru, comme un voyageur tourne la tête pour regarder la pente déjà gravie. C’est un moment de détente où la pensée se condense, où les forces se renouvellent. Les hommes admirent leurs conquêtes et se donnent la main. Un grand souffle de fraternité passe sur leurs fronts. »



De fait les contemporains, français et étrangers, éblouis, ont vu dans la tour de 300 mètres, qui porte maintenant le nom de Gustave Eiffel, la manifestation d’un progrès irrésistible, ainsi que l’éblouissante démonstration des capacités techniques et industrielles de la France.



Pour son créateur, elle symbolisait « l’art de l’ingénieur moderne mais aussi le siècle de l’industrie et de la science dans lequel nous vivons ».




Mais la Tour était également une œuvre d’art, un élément d’architecture inédit constitué d’une véritable dentelle de fer. Restée le plus haut édifice du monde jusqu’en 1930, avant d’être détrônée par le Chrysler Building de New York, elle a fêté ses 125 ans le 31 mars 2014.

EXPOSITION UNIVERSELLE

Au début des années 1880, en France, l'idée d'une exposition universelle célébrant avec éclat le centenaire de la révolution française est lancée. Une exposition universelle est une très grande foire où les pays du monde entier sont invités à exposer leurs toutes dernières inventions et œuvres d'art. Le pays qui invite doit bien entendu se distinguer avec une réalisation exceptionnelle qui force l'admiration de tous. C'est dans ce contexte que le projet de la Tour Eiffel voit le jour.

UNE TOUR DE 300 MÈTRES

Au XXe siècle, l'essor de la construction métallique encourage les projets les plus audacieux. Dès 1833 un ingénieur Anglais propose d'édifier à Londres une tour en fonte atteignant la hauteur symbolique de 1 000 pieds (300 mètres). Pour l'exposition universelle de Philadelphie, en 1876, deux Américains imaginent également une tour métallique de 300 mètres. Ces édifices ne sont pas réalisés, mais l'idée d'une tour vertigineuse fait son chemin.

PREMIÈRE ÉBAUCHE

En 1884, Gustave EIFFEL est un ingénieur renommé, spécialiste des constructions métalliques. Deux ingénieurs de son entreprise, Maurice KOECHLIN et Emile NOUGUIER, cherchent une idée forte capable de marquer l'Exposition Universelle qui fêtera les 100 ans de la Révolution Française. S'inspirant des pieds des grands viaducs métalliques, ils réalisent l'avant projet d'une tour de 300 mètres qu'ils présentent à Eiffel. Ce dernier, peu enthousiaste, autorise toutefois ses ingénieurs à en poursuivre l'étude.

POUR GRIMPER VERS LE CIEL

Les travaux commencent le 28 janvier 1887. Le chantier de la tour Eiffel est l’un des mieux documentés qui soit à Paris à cette époque. La durée des travaux, l’ampleur de la réalisation prévue, la curiosité du public expliquent la quantité de photographies, de gravures, parfois très fantaisistes, d’articles de journaux, qui permettent de suivre les travaux presque au jour le jour.


Avant toute chose, il faut doter l’édifice de solides fondations ancrées profondément dans le sol : la structure métallique doit peser 7 300 tonnes. L’ensemble repose sur 16 arbalétriers, des montants métalliques creux, de section carrée, qui constituent les arêtes des quatre piles de départ. Ce sont les plus grosses pièces métalliques de l’édifice : à la base, elles mesurent 87.7 centimètres de côté (un homme pourrait se glisser à l’intérieur). Bien entendu, ces arbalétriers doivent être solidement arrimés au sol.


On est effaré en réalisant que cette tour, à l’avant-garde de la technologie à l’époque, a été construite avec des moyens vraiment rudimentaires par rapport à l’outillage auquel nous sommes habitués aujourd’hui. Les ouvriers ne disposent pour procéder aux excavations que de pelles, de pioches et de charrettes tirées par des chevaux pour enlever les déblais ou apporter les matériaux.


Les fondations des piles sud et est (les pieds de la tour Eiffel sont situés aux quatre points cardinaux), les plus éloignées de la Seine, ne posent pas de problème particulier. Pour atteindre les couches du sous-sol stables et résistantes, il suffit de creuser à une profondeur de 7 mètres. On met alors en place une couche de béton de 2 mètres d’épaisseur reposant sur un lit de gravier.


Les fondations des deux autres piles, nord et ouest, plus proches de la Seine, causent plus de difficultés. Là pour atteindre les couches stables, il faut creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur, c’est-à-dire à 5 mètres au-dessous du niveau de la Seine. Le sol est vaseux et gorgé d’eau. Cet espace occupe en partie un ancien bras comblé du fleuve. La maitrise de l’utilisation de l’air comprimé, acquise par les Etablissements Eiffel sur les chantiers des viaducs de Bordeaux et de Garabit, se révèle utile. On enfonce dans le sol de grands caissons à deux étages de 15 mètres de long, 6 mètres de large et 3 mètres de profondeur. Ils sont lestés de béton et on y injecte de l’air comprimé à l’aide de pompes. La forte pression ainsi créée empêche l’eau de s’infiltrer sous le caisson, et les ouvriers peuvent travailler en dessous du niveau de l’eau. Ils creusent, à la pelle et à la pioche, mais à la lumière électrique (grande nouveauté à l’époque) dans la couche superficielle. Les déblais sont évacués laborieusement à l’aide de seaux. Peu à peu, les caissons atteignent le sol ferme. Ils sont alors remplis de béton et constituent la base résistante des fondations des deux piles.


Pour arrimer solidement au sol les quatre arbalétriers de chaque pile, on édifie quatre massifs de fondation en béton et en pierre de taille. Deux gigantesques boulons d’ancrage de 7.80 mètres de long et de 10 centimètres de diamètre sont scellés dans chaque massif de maçonnerie pour y fixer les sabots, on introduit un puissant vérin hydraulique permettant de corriger l’inclinaison des piles de la Tour au cours du montage.

LANCEMENT DU PROCESSUS

« Les fondations, attaquées le 28 janvier 1887, terminées le 30 juin de la même année, ont occasionné 31 000 mètres cubes de fouilles et absorbé 12 000 mètres cubes de maçonnerie… Les assises, en pierre de taille de Château-Landon, sont capables de résister à un écrasement de 1 235 kilogrammes par centimètre carré. Et la pression sous les sabots de fonte qui supportent les arêtes de la Tour n’est que 30 kilogrammes par centimètre carré. » Guide officiel de la Tour Eiffel, 1893.


Eiffel a « vendu » son projet. Au passage, il s’est hâté d’expliquer l’intérêt de sa tour pour l’observation météorologique et astronomique, en faisant appel aux avis autorisés d’un représentant de la Société météorologique de France et d’un astronome attaché à l’Observatoire de Paris.


Il s’agit désormais de concrétiser le projet. D’abord, bien entendu, sur le plan juridique et financier. Le 8 Janvier 1887, une convention passée entre Gustave Eiffel, en son nom propre, l’Etat (représenté par le Ministre du Commerce et de l’Industrie, Edouard Lockroy) et la Ville de Paris, en la personne du préfet de la Seine, le célèbre Eugène Poubelle (Paris, resté jusqu’en 1977 sous la tutelle de l’Etat, n’avait pas de maire) fixe les modalités de construction et d’exploitation de la future Tour. Il définit, à titre provisionnel, le coût d’édification : 6.5 millions de francs (or en fait, sa construction a couté 7.8 millions). Une partie (1.5 million) est couverte par les subventions publiques. Les fonds manquants sont réunis par une société anonyme créée par Eiffel dans le but d’exploiter la Tour. Lui-même y investit 3 millions de francs (soit la moitié), le reste étant financé par un consortium de trois banques auquel il a fait appel.


La convention détermine l’emplacement exact où doit être érigée la Tour, la durée d’exploitation (20 ans) accordée à la société fondée par Eiffel pour rentrer dans ses fonds, les prix d’accès consentis aux visiteurs durant la durée de l’exposition, sans oublier l’engagement à réserver gratuitement des espaces pour mener les expériences scientifiques.


Après les 31 décembre 1909, la propriété de la Tour devait revenir à la ville de Paris. Mais aucune disposition ne garantissait sa pérennité au-delà de ses vingt ans.


A propos de l’emplacement de la Tour, Keochlin et Nouguier l’ont imaginée comme une sorte de « porte monumentale » donnant accès à l’exposition qui devait se tenir en grande partie sur le Champs-de-Mars. Mais son implantation est partiellement liée à l’imbroglio juridique et foncier qui caractérise certains lieux de Paris âprement disputés entre la Ville et l’Etat (sans oublier l’Armée).


Il existe des photos témoignant de l’aspect du Champs de Mars avant le début des travaux. Elles présentent un espace étonnamment désolé en plein Paris : on découvre un vaste terrain aride à la surface sablonneuse. En 1879, un conseiller municipal l’a même décrit avec emphase comme une « sorte de désert brulant en été, impraticable en hiver ».


En fait, c’était un terrain de manœuvres appartenant à l’Armée. Seule une petite bande, proche de la Seine, appartenait à la Ville, qui y avait établi un square.


L’accord prévoyant que la tour Eiffel resterait exploitée pendant vingt ans imposait pratiquement cet emplacement, puisque l’Armée pouvait prétendre récupérer son terrain à l’issue de l’Exposition. Certes, Eiffel, qui n’a négligé aucun argument, a souligné que l’un des avantages du métal est « la construction est amovible (ce qui) permet, sans frais excessifs, le déplacement de la Tour dans le cas où, pour une cause quelconque, on jugerait utile de la transporter en un point de Paris autre que l’Exposition. Nous évaluons la dépense de ce déplacement entre 6 et 700 000 francs ». On juge tout de même préférable de trouver un emplacement qui n’implique pas de procéder à son démontage dès la fermeture de l’Exposition.

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La tour Eiffel Écouter est une tour de fer puddlé de 324 mètres de hauteur (avec antennes) située à Paris, à l’extrémité nord-ouest du parc du Champ-de-Mars en bordure de la Seine dans le 7e arrondissement. Son adresse officielle est 5, avenue Anatole-France. Construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l’Exposition universelle de Paris de 1889, et initialement nommée « tour de 300 mètres », ce monument est devenu le symbole de la capitale française, et un site touristique de premier plan : il s’agit du troisième site culturel français payant le plus visité en 2015, avec 6,9 millions de visiteurs, en 2011 la cathédrale Notre-Dame de Paris était en tête des monuments à l'accès libre avec 13,6 millions de visiteurs estimés mais il reste le monument payant le plus visité au monde. Depuis son ouverture au public, elle a accueilli plus de 300 millions de visiteurs.


D’une hauteur de 312 mètres à l’origine, la tour Eiffel est restée le monument le plus élevé du monde pendant quarante ans. Le second niveau du troisième étage, appelé parfois quatrième étage, situé à 279,11 mètres, est la plus haute plateforme d'observation accessible au public de l'Union européenne et la deuxième plus haute d'Europe, derrière la Tour Ostankino à Moscou culminant à 337 mètres. La hauteur de la tour a été plusieurs fois augmentée par l’installation de nombreuses antennes. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd’hui d’émetteur de programmes radiophoniques et télévisés.

LA TOUR EIFFEL EXPLIQUÉE AUX ENFANTS : PREMIÈRE PARTIE

La tour Eiffel est une tour en fer située sur le Champ de Mars, à Paris en France. Elle doit son nom à l'ingénieur Gustave Eiffel, qui en est le créateur. Elle a été inaugurée le 31 mars 1889, lors de l'Exposition universelle qui se déroulait à Paris cette année-là. Sa hauteur est de 324 mètres, en comptant les antennes disposées à son sommet.


Au départ, la tour Eiffel devait être détruite après l'Exposition. Son nombre de visiteurs diminua beaucoup après 1889, et la baisse du prix du ticket n'y changea rien.


Gustave Eiffel, sachant très bien que sa tour était en danger, prit l'initiative de l'utiliser pour mener des expériences scientifiques, notamment en matière de météorologie. Puis, l'ingénieur a permis d'installer une antenne pour la télégraphie sans fil au sommet de la tour. En prouvant l'intérêt scientifique de la tour Eiffel, il décourage les autorités d'ordonner sa destruction. La tour Eiffel est redevenue un lieu touristique important avec l'apparition du tourisme de masse, dans les années 1960.


La tour Eiffel pèse seulement 10 100 t, ce qui est incroyablement léger : si l'on imagine un cylindre vertical capable d'entourer la tour, alors l'air contenu dans le cylindre est plus lourd que la tour ! Dit d'une autre manière, à 0 ℃ et à pression normale, un cylindre vide capable d'entourer la tour Eiffel serait capable de la soulever (voir poussée d'Archimède).


La charpente métallique de la tour Eiffel comporte 18 038 pièces métalliques préfabriquées, assemblées au moyen de 2 500 000 rivets. Le principal travail pour monter la tour était de poser les rivets. Pour évaluer l'avancement des travaux, Gustave Eiffel notait chaque jour le total des rivets posés dans la journée.


La tour Eiffel est considérée comme le symbole de Paris et de la France. Elle est le monument payant le plus visité au monde, avec près de 7 millions de visiteurs chaque année.