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HISTOIRE DE FRANCE | TR Histoire
Nos ancêtres les aïeux | TR Histoire

Homo habilis (littéralement « homme habile ») est une espèce éteinte du genre Homo qui, d'après les fossiles trouvés à ce jour, aurait vécu en Afrique entre environ 2,3 et 1,5 millions d’années avant le présent. La diagnose de cette espèce fut faite par Louis Leakey, Phillip Tobias et John Napier en 1964, à la suite de la découverte en 1960 des premiers fossiles de l'espèce sur le site d'Olduvai en Tanzanie. Compte tenu de sa longévité, Homo habilis a apparemment cohabité en Afrique aussi bien avec des espèces d'Australopithèques et de Paranthropes, plus primitives, qu'avec son probable descendant Homo ergaster, plus évolué.

LES GRANDS ANCÊTRES

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AVANT

J.C.

  

Le premier pas sur la Lune, c’était le 21 Juillet 1969, et le premier pas de l’homme sur Terre, quand était-ce ? Nul ne peut le dire, et de quel homme parle-t-on ? Celui du Néandertal ? Celui de Cro-Magnon ? Ce qui est sûr, en revanche, c’est que l’un ou l’autre ont dû affronter des conditions climatiques difficiles, tantôt la chaleur torride, tantôt le froid polaire pendant des millénaires. Le Néandertalien n’a pas survécu aux gels et dégels. Le Cro-Magnon, lui, c’est-à-dire, nous en quelque sorte, s’en est fort bien tiré, ingénieux, bricoleur, chasseur, artiste à ses heures, (notre portait craché) il n’avait pas son pareil pour tirer un ours ou d’un mammouth (son supermarché en quelque sorte) de quoi se nourrir, s’éclairer ou se vêtir.

NOS GRANDS ANCÊTRES |

Deux bras, deux jambes, un cerveau qui équivaut à celui des premiers ordinateurs… Les voyez-vous, nos grands ancêtres, perchés tout en haut de notre arbre généalogique ? Ils commencent à cueillir les toute premiers fruits de la connaissance dont nous dégustons aujourd’hui la version cultivée ! Grâce à leur curiosité, leurs étonnements et leur ingéniosité, nous sommes là aujourd’hui, qui poursuivons l’aventure. Donnons la main à nos grands ancêtres habilis, Néandertal et Cro-Magnon, ils nous ont montré le chemin.

SUR LA PISTE DES PREMIERS HOMMES |

Il fait très froid en ces temps reculés ou nous allons tenter de découvrir quelques traces de ceux qui pour la première fois ont foulé le sol du territoire français…

LE TEMPS DES GLACES |

Voulez-vous quelques termes techniques ? En voici : il a été décidé de donner aux périodes de glaciation subies par l’Europe le nom des affluents de Danube, car ils ont permis d’en définir l’étendue. Ainsi, on peut quitter le repère de 500 000 ans que nous avons pris et remonter plus loin, au début de l’ère quaternaire, il y a deux millions d’années.


-2 000 000 d’années : glaciation de Donau (Danube) fin de l’ère tertiaire, début du quaternaire.


-1 800 000 ans : Période de réchauffement interglaciaire


-1 200 000 ans : Glaciation de Gunz


-700 000 ans : Période de réchauffement interglaciaire


-500 000 ans : Glaciation de Mindel.


-350 000 ans : Nouvelle période interglaciaire, beau temps, belle mer.


-300 000 ans : Retour au congélateur, glaciation de Riss, divisée en trois temps forts. Riss I, Riss II et Riss III.


- 90 000 ans : Glaciation de Würm, gel et dégel conduisent à définir le Würm I, Würm II, Würm III.


- 10 000 ans : dernière glaciation de l’ère quaternaire.


Depuis, mis à part quelques chutes de neige par-ci, par là pour faire du ski ou bloquer les voitures sur les autoroutes, on peut être sûr sur le froid a pris ses quartier d’hiver et d’été… aux pôles.

MÉTÉO DÉTESTABLE |

Préparez-vous, prenez des moufles, un passe-montagne, enfilez les uns sur les autres au moins votre collection de caleçons, vous entrez dans le congélateur de l’histoire ! et quel congélateur : le territoire de la France subit, il y a 500 000 ans, des glaciations qui durent, durent à n’en pas voir la fin. Les températures peuvent descendre jusqu’à -70° ou -80°, les vents souffler à plus de 200 kilomètre heure et cela non pas comme à la télévision pour des prévision de trois jours, mais pendant des périodes interminables. De plus, la calotte glacière descend sur l’Europe et couvre la Grande Bretagne, la Hollande, l’Allemagne. Le Massif central est écrasé par les glaces, les Alpes aussi, les Pyrénées. Mais parfois, le vent se calme, la température remonte, et s’endort sur quelque plaine. Et des hommes laissent alors de leur passage quelques traces interprétées aujourd’hui.

DÉJÀ LA COTE D'AZUR |

Il est là, l’homme, depuis longtemps, très longtemps, mais disons que ce n’est pas forcément le modèle d’élégance lorsqu’il fait ses premières apparitions. Pourtant, il a choisi la Côte d’Azur (Roquebrune) pour entrer dans l’histoire. A cette époque, c’est-à-dire il y a deux millions d’années, au début de l’ère quaternaire (et vous ajoutez fièrement, tout heureux de votre nouvelle culture acquise dans cette première partie : « Plus précisément, pendant la glaciation de Donau… » Bravo !), donc, à cette époque, Saint-Tropez, Cannes, Nice sont sous l’eau, le niveau de la mer est plus élevé d’une centaine de mètres par rapport à nos jours. Et voici notre homme (hominidé, plutôt…) : 1,30 mètre environ son corps ressemble au nôtre, avec une quantité raisonnable de poils sur la tête et ailleurs. Son poids ? A peine 40 kg ! Voyons maintenant sa tête :  ouh là ! le crâne est plat, prolongé de grosses arcades sourcilières qui forment comme une visière, il a le visage prognathe (Vous voulez savoir ce que cela veut dire ? Je ne vous le dirai pas ! Cherchez dans le dictionnaire ! Non mais !), donc, il les mâchoires proéminentes (vous le saviez bien que je ne vous laisserais pas tomber…). Son cerveau ? Tout petit : 700 cm3, alors que le nôtre se situe aux environs de 1 400 cm3.

HOMO HABILIS |

Un singe alors ? Non, un homme, mais plutôt un pré-homme, une sorte de prototype, de matrice, de brouillon, mais finalement, pas si brouillon que ça, parce-que déjà, il sait tailler des pierres pour découper sa viande. Comment peut-on le décrire si précisément alors qu’il ne reste rien de lui, sauf ses traces de son passage dans une grotte ? C’est qu’un rapprochement a été effectué avec un autre homme vivant au Tanganyika en Afrique, l’homme d’Oldoway, qui possède les mêmes techniques, les mêmes instruments et les mêmes habitudes. C’est le docteur Louis Leakey (1903-1972), né au Kenya, qui l’a découvert en 1960, et lui a donné en 1964, le nom d’« homme habile », adroit : « Homo Habilis ».

L'HISTOIRE DE FRANCE | PROLOGUE

L'histoire de France commence avec les premières occupations humaines du territoire correspondant au pays actuel. Aux groupes présents depuis le Paléolithique et le Néolithique, sont venues s'ajouter, à l'Âge du bronze et à l'Âge du fer, des vagues successives de Celtes, puis au IIIe siècle de peuples germains (Francs, Wisigoths, Alamans, Burgondes) et au ixe siècle de scandinaves appelés Normands.


Le nom de la France est issu d'un peuple germanique, les Francs. Clovis (466-511), roi des Francs Saliens scelle par son baptême à Reims l’alliance de la royauté franque avec l’Église catholique. Il unit les tribus franques salienne et ripuaire et conquiert un ensemble de territoires en Gaule et en Germanie qui sont agrandis par ses descendants mérovingiens, puis par la deuxième dynastie franque des Carolingiens fondée en 751. Charlemagne en particulier conquiert le nord de l'Allemagne (Saxe), l'Autriche et l'Italie. L'empire carolingien est finalement partagé en 843 entre ses petits fils par le traité de Verdun qui sépare la Francie occidentale de la Francie orientale, qui deviendra le royaume de Germanie. La troisième dynastie franque, celle des Capétiens, s'impose définitivement en Francie occidentale à partir de 987. Philippe Auguste et ses successeurs donnent une nouvelle impulsion à l'unification territoriale du royaume de France et repoussent les frontières orientales du Rhône sur les Alpes et de la Saône sur le Rhin, à partir de l'achat du Dauphiné (1349) jusqu'à l'annexion de l'Alsace (1648-1681).


Le nom de France n'est employé de façon officielle qu'à partir de 1190 environ, quand la chancellerie du roi Philippe Auguste commence à employer le terme de rex Franciæ (roi de France) à la place de rex Francorum (roi des Francs) pour désigner le souverain. Le mot était déjà couramment employé pour désigner un territoire plus ou moins bien défini, comme on le voit à la lecture de la Chanson de Roland, écrite un siècle plus tôt. Dès juin 1205, le territoire est désigné dans les chartes sous le nom de regnum Franciæ, c’est-à-dire royaume de France en latin.


Les Romains avaient été les premiers à unifier l’administration de la Gaule en langue latine qui est devenue celle de l'Église. Le concile de Tours réuni en 813 à l'initiative de Charlemagne impose désormais de prononcer les homélies dans les langues vulgaires au lieu du latin. Paris, appelée à devenir la capitale par l’avènement en 987 de la dynastie capétienne, devient un centre universitaire renommé. La culture française connaît un élan nouveau au contact de la Renaissance italienne lors des guerres d’Italie. Elle s'enrichit des débats sur la réforme religieuse et n’est pas par la suite étouffée comme en Italie par une contre-réforme trop rigoureuse. Elle éclot pleinement à compter du XVIIe siècle, développant un classicisme imprégné de cartésianisme. C’est à cette époque que le français prend sa forme moderne sous l’égide de l’Académie française. Le XVIIIe siècle est le siècle de la philosophie des Lumières, marqué par la promotion de la raison par les philosophes français dans les cours et capitales européennes et qui s'achève par la Révolution française.


La Liberté guidant le peuple, une des peintures historiques françaises les plus célèbres, Eugène Delacroix, 1830.


L’adoption d’un cadre administratif uniforme (département), le développement rapide du chemin de fer et l’instauration par Jules Ferry de l’école obligatoire et gratuite homogénéisent l’espace national qui connaît dans la seconde moitié du XIXe siècle la révolution industrielle. La recherche et l’industrie française s’illustrent particulièrement dans les transports (automobile et aéronautique), dans la chimie et la santé ainsi que dans l’armement.


La croissance économique se traduit par l'urbanisation de la population, le développement du salariat et l’amélioration du niveau de vie. Le mouvement syndical se structure, les assurances sociales apparaissent et se généralisent après la Seconde Guerre mondiale. La longue crise des années 1930, l’occupation nazie et la reconstruction suscitent la définition d’une politique économique (Commissariat général du Plan) qui accompagne la formation de grands groupes de taille européenne voire mondiale. L’économie contemporaine est caractérisée par la tertiarisation des activités et la concurrence vigoureuse des pays émergents.


L’organisation de l’État s’est faite par étapes : instauration de l’armée et l’impôt permanents à l’issue de la guerre de Cent Ans, mise en place des intendants dans les provinces par le cardinal de Richelieu, unification du droit (Code civil) et du système judiciaire à la Révolution. Le 17 juin 1789 se constitue, par le Serment du Jeu de paume, la première unité politique se réclamant du peuple français : c'est l'acte de naissance de l'État actuel. Une précoce tradition étatique explique le développement d’une administration dotée de puissantes prérogatives et animée par des corps d’officiers puis de fonctionnaires jaloux de leur statut, à l'encontre de laquelle se développe volontiers un esprit frondeur. À l’heure d’une Europe des régions ouverte sur le monde, le redimensionnement de l’État français mais aussi le redéploiement de ses missions et de ses moyens sont en question et ont commencé.

DES ANIMAUX MANGÉS CRUS |

Ce petit homme qui vit sur la Côte d’Azur en petits groupes est entouré d’une faune étonnante : des hippopotames, des rhinocéros, des éléphants, des hyènes, des lions, des tigres, des loups, des sangliers, des bêtes à cornes immenses, parfois des baleines, certains prétendent qu’on voit encore aujourd’hui sur la Côte d’Azur ces sortes d’animaux, qu’ils se seraient transformés en métaphores, mais c’est nettement exagéré. Il les chasse, les emporte dans la grotte où il loge, les découpe et les mange tout crus ! Parfois, lorsqu’ils sont coriaces, il attend qu’ils soient putréfiés… On peut imaginer sur le territoire français, au fil des rémissions glaciaires, d’autres petits groupes de la sorte, qui se développent au milieu de la même faune, possèdent les mêmes habitudes et sont victimes tôt ou tard de la soudaine survenue d’une période de glaciation interminable. Voilà donc le premier homme qui serait apparu sur le sol français : l’allure d’un bambin, la tête simiesque, mais déjà, dans son petit cerveau, des solutions techniques pour tailler les pierres à la dimension de ses mains, un proto-ingénieur en quelque sorte !

HOMO HABILIS | EN DÉTAILS

Homo habilis (littéralement « homme habile ») est une espèce éteinte du genre Homo qui, d'après les fossiles trouvés à ce jour, aurait vécu en Afrique de l'Est il y a entre 2,3 et 1,5 millions d’années environ.


Cette espèce a été décrite en 1964 par Louis Leakey, Phillip Tobias et John Napier, à la suite de la découverte en 1960 des premiers fossiles de l'espèce sur le site d'Olduvai en Tanzanie.


Compte tenu de sa longévité, Homo habilis a apparemment cohabité en Afrique aussi bien avec des espèces d'Australopithèques et de Paranthropes, plus primitives, qu'avec son probable descendant Homo ergaster, plus avancé.


Des spécimens d'Homo habilis ont été découverts en Afrique orientale, notamment sur les sites d'Olduvai en Tanzanie à partir de 1960, de Koobi Fora à l'est du Lac Turkana au Kenya, à partir de 1972, de l'Omo et de la région d'Hadar en Éthiopie. Des restes d'Homo habilis auraient aussi été trouvés en Afrique du Sud, à Swartkrans, Sterkfontein et Drimolen, sites du « berceau de l'humanité ». Cependant, l'attribution de certains fossiles trouvés en Afrique du Sud est aujourd'hui sujette à débat entre Homo habilis et Homo gautengensis. Il est possible qu'Homo habilis soit en fait cantonné à l'Afrique orientale.


OH 7 (Olduvai Hominid) est le spécimen-type d'Homo habilis, découvert en 1960 dans les gorges d'Olduvai en Tanzanie par Jonathan Leakey, fils de Louis et Mary Leakey. Ces restes fossiles d'un jeune individu mâle surnommé « Johnny's Child » (« enfant de Johnny ») sont constitués de fragments d'une mandibule, d'une molaire de maxillaire isolée, de deux pariétaux, de doigts et d'os de la main et du poignet5. Ces restes fossiles sont âgés de 1,8 million d'années. La découverte et la description de ce spécimen comme une nouvelle espèce d'Homo a été publiée en 1964 par Louis Leakey, Phillip Tobias et John Napier.


La main d'OH 7 est large, avec un grand pouce et des doigts larges, semblables à ceux des humains, a une capacité de préhension précise. Cependant, contrairement à l'humain moderne, les doigts sont relativement longs et présentent une courbure semblable à celle des chimpanzés. En outre, l'orientation du pouce par rapport aux autres doigts ressemble à l'anatomie des grands singes.


La réduction de la mandibule et de la denture post-canine suggère que le régime de H. habilis est aussi exigeant sur le plan mécanique que celui des hominines archaïques.


Une capacité crânienne de 363 cm3 de l'hominidé a été déduite de la taille des os pariétaux, en tenant compte du fait que les fossiles appartenaient à un individu mâle de 12 ou 13 ans. Cette valeur a été extrapolée par Phillip Tobias à 674 cm3 si cet individu avait été adulte9. Toutefois, d'autres scientifiques ont estimé la capacité crânienne de 590 cm3 à 710 cm3. À partir de la reconstruction des pariétaux, le volume endocrânien de OH 7 est estimé entre 729 et 824 cm par Fred Spoor et ses collègues.


OH 24, surnommé « Twiggy », est un crâne déformé daté d'environ 1,8 million d'années découvert en octobre 1968 par Peter Nzube dans les gorges d'Olduvai. Le volume du cerveau est d'un peu moins de 600 cm. Une réduction de l'avancement de la face (prognathisme) se constate par rapport à celle d'australopithèques plus primitifs.


 Un ensemble de restes fossiles (OH 62) a été découvert par Tim White dans les mêmes gorges d'Olvudai en 1986. OH 62 comprend les fragments de maxillaire, calvarium, mandibule, et les fragments de membres supérieurs et inférieurs, en particulier d'humérus et de fémur. L'âge estimé d'OH 62 est compris entre 1,85 et 1,75 million d'années. L'étude des proportions du fémur et de l'humérus de cet individu a permis de conclure que la locomotion d'Homo habilis, encore adaptée à la vie arboricole, diffères-en cela de lignées humaines plus modernes, telles Homo ergaster


KNM-ER 1805 a été mis au jour par Paul Abell en 1973 à Koobi Fora, au Kenya. Les restes fossiles de cet individu adulte sont constitués d'un crâne, d'un maxillaire et d'une mandibule et sont âgés de 1,7 million d'années environ. La capacité crânienne est de 582 cm3.


KNM-ER 1813 est le crâne relativement complet d'un individu adulte daté de 1,9 million d'années. Il a été découvert à Koobi Fora, au Kenya par Kamoya Kimeu en 1973. La capacité crânienne est de 510 cm3, plus faible que celle des autres Homo habilis, en dessous de la limite de 600 cm3 communément admise pour le genre Homo, ce qui a conduit certains auteurs à classer ces restes fossiles comme ceux d'Australopithecus africanus, bien que la morphologie du crâne soit différente de celle de cette dernière espèce.


L'os maxillaire AL 666-1 provient d'Hadar en Éthiopie et son âge a été estimé à 2,33 millions d'années. Son appartenance au genre Homo est reconnue, mais si ce fossile présente des affinités avec Homo habilis (Homo aff. habilis), et notamment aux spécimens OH 16 et OH 19 d'Olduvai, il n'est pas toutefois formellement attribué à cette espèce17,18, et l'étude menée par Fred Spoor et ses collègues en 2015 sur la mandibule de OH 7 exclut que AL 666-1 soit de l'espèce Homo habilis.


Les sujets masculins mesurent de 1,30 à 1,40 m et pèsent de 35 à 45 kg.

L’espèce présente un fort dimorphisme sexuel, les femelles étant beaucoup plus petites que les mâles.


Homo habilis maitrisait la bipédie permanente, même si celle-ci n'apparait pas avec lui, car elle est déjà présente chez l'Australopithèque. En revanche, ses membres postérieurs courts n’en faisaient pas un aussi bon marcheur que les espèces d'Homo ultérieures. Son squelette post-crânien n'a pas encore atteint la complète extension que l'on trouve chez Homo ergaster.


Homo habilis a une capacité crânienne encore peu développée, comprise entre 550 et 700 cm3 (contre 400 à 500 cm chez les Australopithèques, et 400 à 550 cm3 chez les Paranthropes).


L'étude de sa denture montre des canines réduites et des incisives développées, ce qui montre qu’Homo habilis était omnivore. Il est probable qu'il ait été charognard plutôt que chasseur.


Homo habilis est contemporain des industries de pierre taillée nommées oldowayennes. Celles-ci comportent des objets simples taillés généralement sur une seule face pour confectionner un outil (galet aménagé) ou pour obtenir des éclats tranchants.


Ces outils devaient lui permettre de découper des morceaux de viande ou de casser des os. Mais Homo habilis a coexisté avec plusieurs espèces d'Australopithèques et de Paranthropes. Certains chercheurs envisagent que ceux-ci étaient également capables de fabriquer des outils de pierre taillée. La découverte en 2012 de tels outils sur le site de Lomekwi 3 dans la région du lac Turkana au Kenya, datant de 3,3 millions d'années, a bouleversé l'hypothèse selon laquelle l'apparition des outils de pierre serait liée à l'émergence du genre Homo.


L'étude des restes d'un Homo habilis datant de 1,8 million d'années a montré qu'il souffrait d'arthrose et de rhumatismes.