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Candy Candy | Terra REPORTER

Candy Candy est un manga créé par Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki ayant pour héroïne Candice White Ardley. Il est prépublié entre 1975 et 1979 et compte un total de neuf volumes. Il est adapté par Toei Animation en série télévisée d’animation diffusée entre 1976 et 1979 et comprenant 115 épisodes de 26 minutes. En France, Candy Candy est surtout connue grâce à la série d’animation, diffusée sous le titre Candy à la télévision à partir du 18 septembre 1978 sur Antenne 2 dans l'émission Récré A2. Depuis, la série a été rediffusée sur de nombreuses chaînes. Sous une forme papier, l’histoire a été partiellement déclinée par le magazine Télé Guide dès 1977 en bande dessinée avant que le manga original ne soit finalement publié en mars 1993 par les Presses de la Cité. Au Québec, elle a été diffusée à partir du 23 septembre 1978 à la Télévision de Radio-Canada.Le manga a remporté le Prix du manga Kōdansha en 1977 dans la catégorie « Shōjo », à égalité avec Marc et Marie de Waki Yamato.

18 SEPTEMBRE

1978

Candice Neige André : Sylviane Margollé puis Amélie Morin      

William Albert André : Jacques Chevalier, Jose Luccioni             

Anthony :  Vincent Ropion         

Le prince des collines : Vincent Ropion, Thierry Bourdon (115 uniquement)     

Terrence : Thierry Bourdon       

Alistair Cornwell : Pierre Guillermo, Jose Luccioni         

Archibald : Bernard Jourdain

Annie Brighton : Séverine Morisot          

Patricia O'Brien : Marie Martine                

Monsieur Legrand : Jean-Louis Maury  

Sarah Legrand André : Paule Emmanuele, Claude Chantal           

Elisa Legrand : Sylviane Bressy 

Daniel Legrand : Christophe Bruno & Fabrice Bruno       

Tante Elroy : Lita Recio                

Mademoiselle Pony : Marie Francey      

Sœur Maria : Isabelle Ganz, Francine Lainé

Tom : Lucie Dolène         

John : Christiane Lorenzo           

Jimmy : Marcelle Lajeunesse, Arlette Thomas  

Orphelin(s) de la maison Pony : Flora Balzano

Louise : Claude Chantal                

Monsieur Mathieu : Jacques Ferrière    

Monsieur Cartwright : Henri Labussière, Jean-Henri Chambois            

Monsieur Brighton : Michel Gatineau     

Madame Brighton : Jeanine Freson         

Monsieur Durosier : Jean-Henri Chambois          

Dorothée : Jeanine Forney         

Garcia : Henry Djanik    

Sœur Grey : Paule Emmanuele  

Sœur Margaret : Francine Lainé               

Une religieuse de Saint-Paul : Jane Val  

Duc de Grandchester : Jean-Henri Chambois     

Éléonore Baker : Jeanine Freson, Claude Chantal             

Robert Hathaway : Daniel Gall   

Suzanne Marlow : Claude Chantal, Marie Martine             

Capitaine Nivon : Albert Augier               

Cookie  : Marcelle Lajeunesse    

Mademoiselle Marie-Jeanne : Jane Val, Marcelle Lajeunesse     

Flanny Hamilton : Claude Chantal, Séverine Morisot      

Surveillante de Sainte-Johanna : Lita Recio        

Docteur Léonard : Jean-Henri Chambois             

Docteur Martin : Jean-Henri Chambois 

Marc : Marcelle Lajeunesse        

Annie Girard : ?                

Narration : Claude Chantal          

CANDY - CANDY : PREMIÈRE PARTIE

CAPITAINE FLAM 

"Candy Candy, final story", paru en novembre 2010, est le livre que l'on n'attendait plus ! En effet, alors que l'auteur, Kyoko Mizuki, déclarait quelques années auparavant qu'elle ne voulait plus entendre parler de Candy, que tout espoir était perdu, était publié au Japon ce nouveau roman, composé de deux volumes, et portant le titre évocateur "Final Story", l'histoire finale... Kyoko Mizuki a déclaré depuis que ce livre serait le dernier qu'elle écrirait sur Candy, voilà pourquoi, il reprend celui qu'elle avait écrit dans les années 70, mais cette fois, réorganisé, mis à jour, complété, et enfin achevé, c'est à dire, avec une fin.


Est-ce cependant vraiment une suite ? Il ne l'est pas tout à fait car il reprend en majeure partie l'histoire que nous connaissons, à travers des récits de Candy et des échanges de courriers. Mais la dernière partie évoque Candy dans sa maturité, vivant en Angleterre, mariée à l'homme qu'elle aime. Le nom de ce dernier n'est pas clairement défini, et une fois de plus, Mizuki joue de l'ambiguité. Néanmoins, elle laisse de très nombreux indices qui ne laissent plus aucun doute sur l'identité de "Anohito". Ce sujet est d'ailleurs développé sur le forum en attendant qu'une rubrique complète soit ajoutée sur ce site.


En ce qui concerne une traduction française, en dépit d'une pétition qui a réuni plus de 4000 signatures et de nombreux mails, aucun des éditeurs de mangas n'a daigné répondre à cette requête. Mystérieusement, malgré le succès toujours présent de Candy, personne ne semble intéressé pour une publication française de ce livre qui pourtant, sans aucun doute, se vendrait comme des petits pains.


Heureusement, certains fans qui maitrisent la langue japonaise se sont lancés dans la traduction de ces volumes, traductions qui sont souvent en anglais et en espagnols. Certaines, malheureusement sont influencées par les attentes de chacuns (guéguerre entre albertfans et terryfans..), tandis que d'autres souffrent d'une traduction de qualité car le style de Mizuki est très raffiné et compliqué, même pour les japonais. Vous trouverez quelques traductions en français sur le forum.


Néanmoins même si l'auteur ne le dit pas ouvertement, tout porte à croire que Candy est mariée avec... Terry ! ^__^ En effet, Kyoko Mizuki laisse de nombreux indices qui vont dans ce sens :


- Terry et Suzanna furent fiancés mais jamais mariés


- Suzanna meurt vers la vingtaine de maladie,


- Terry attendra un an et demi après la mort de Suzanna pour écrire à Candy. Voici le contenu de sa lettre :


"Candy,


As-tu changé ?


Un an a passé depuis la mort de Suzanna. Je voulais t'écrire mais j'hésitais et entre temps plus d'un an et demi s'est écoulé. Je trouve enfin le courage de t'écrire.


Je voulais que tu saches que je n'ai pas changé. Je ne sais même pas si tu recevras un jour cette lettre.

T.G."


- A la fin du livre, on apprend que Candy est mariée, qu'elle vit en Angleterre, à Stratford (comme le nom de la compagnie théâtrale de Terry) et lieu mythique de Shakespeare, entourée d'oeuvres de cet auteur.


Candy, que fais-tu dans le noir ?


(scène finale du livre Final Story)


Terry et Candy se sont donc certainement retrouvés . Mizuki a expliqué qu'elle avait flouté l'identité du compagnon de Candy pour ne pas bousculer ses fans (japonais qui sont plutôt pro-Albert). Néanmoins, TOUT laisse à penser que c'est avec Terry sinon pour quelle raison aurait-elle éliminé Suzanna ??? Pourquoi Terry aurait-il écrit à Candy en lui disant qu'il l'aimait toujours ??? Pourquoi Candy vivrait-elle en Angleterre, dans un lieu qui rappelle tant Terry ???? De plus, en réponse aux questions de Nila, la webmistress du site candyterry.com, Kyoko Mizuki a précisé qu'elle avait souhaité que Candy soit avec celui qu'elle avait le plus aimé. CQFD ! ^^

Candy est arrivée en 1978 sur Antenne 2 dans Récré A2. Les premiers téléspectateurs ont ainsi découvert Candy par tranches quotidiennes de 5 minutes du lundi au jeudi (avec parfois quelques semaines de pause entre chaque épisode!) Au bout de 15 épisodes, la série est repartie du début (le 27 avril 1979) et les épisodes étaient diffusés directement en entier. La première diffusion se sera étalée sur cinq ans (jusqu'au 6 octobre 1983), les épisodes 27 à 52 ayant été rediffusés (du 17 septembre 1980 au 11 mars 1981) avant la 1ère diffusion des épisodes 53 à 115.



Candy est une série particulière. C'est le premier shojo (série romantique) à être diffusé à la télévision, et pour un coup d'essai, c'est un coup de maître orchestré par la puissante société d'animation japonaise Tôei. Adaptée d'un manga en 9 volumes (édité en 1992 en France), leurs auteurs ont allié personnages haut en couleurs, justesse des relations sentimentales et destins tragiques. Pas moins de 115 épisodes naissent pour couvrir une histoire ponctuée de rebondissements et de situations rocambolesques qui s'étalent de la naissance (ou presque) à l'âge adulte. C'est cette nouveauté et cette profondeur qui donne à Candy son statut d’œuvre culte, mais également la quasi suprématie et exclusivité de son genre pendant presque 10 ans en France ! Il a fallu attendre 1986 pour voir une série romantique comparable, Lady Oscar, puis 1988 avec Georgie, Embrasse-moi Lucile et Juliette je t'aime, les références en matière de drames/comédies sentimentaux.



Concernant la mort d'Anthony, il faut avoir qu'elle a fait l'objet d'un scandale lorsque les épisodes 24 à 26 ont été diffusés en 1979 ! (les 26 octobre, 2 et 9 novembre pour être précis) Les téléspectateurs de l'époque avaient d'autant plus été choqués par cette mort que la série s'était alors brutalement arrêtée, Récré A2 ayant fini de diffuser les 26 premiers épisodes qui avaient été achetés. Lorsque la série revient le 4 janvier 1980, un montage 100% réalisé par les Français à partir des 26 premiers épisodes nous apprend qu'Anthony n'est pas mort et qu'il s'agit simplement d'un mauvais rêve de Candy ! La diffusion reprend normalement le 11 janvier 1980 (avec l'épisode 27) mais dès lors les dialogues sont adaptés de façon à faire croire qu'Anthony avait seulement été blessé et non tué suite à un accident, ceci afin de ne pas choquer les jeunes téléspectateurs de l'époque. Les 26 premiers épisodes seront zappés lors des rediffusions jusqu'en 1987 où la série est reprise depuis le début au Club Dorothée. Les épisodes 24 à 26 sont alors redoublés. Ce redoublage - qui mentionnait bien la mort d'Anthony - partait d'une bonne intention sauf que plus loin dans la série, on nous laisse toujours entendre qu'Anthony est "simplement" handicapé, travail à moitié fait... D'autre part, Vincent Ropion n'a malheureusement plus sa voix d'enfant pour refaire Anthony et le changement de voix de Candy intervient ainsi plus tôt. Les autres personnages ont tous de nouvelles voix, pas toujours appropriées de surcroît (Archibald parle comme un petit vieux !)



Cette série possède plusieurs génériques qui ont changé suivant les diffusions :

- Les originaux, rechantés en français par Dominique Poulain ("Au pays de Candy" et "Le rêve de Candy") dans Récré A2. A noter que lors de la première diffusion de Candy en 1978, le générique des 26 premiers épisodes était diffusé dans une version très courte (30 secondes) et avec des images différentes. En 1978-79, il n'y avait pas encore de générique de fin mais un dessin de Candy (dessiné par la production française) avec la voix de l'héroïne qui disait "à bientôt" aux téléspectateurs.



- Un nouveau générique de fin ("Qu'elle est loin ton Amérique") utilisé à partir de septembre 1981 (66 épisodes avaient été diffusés à ce moment-là) et pour la rediffusion des épisodes 27 à 115 qui a eu lieu de 1984 à 1986.



- Une nouvelle mélodie ("La chanson de Candy") interprétée par Dorothée au temps du Club Dorothée et qui servit de générique de début et de fin jusqu'à la fin des années 90.



Il existe 2 listings de Candy. Chaque épisode commençait par un prologue résumant l'épisode précédant. A partir de l'épisode 27, la narratrice Claude Chantal faisait une transition sur une image de Candy en donnant le titre de l'épisode. Pour les années TF1, le résumé restait mais pas la transition et le titre qui apparaissait directement à l'écran différait parfois (voir 2nd listing de notre fiche). A noter 2 erreurs : on trouve un peu partout l'épisode 1 sous le titre fantaisiste "Le Foyer Pony" et l'épisode 83 "Terry le fantôme", une erreur cette fois de retranscription puisqu'il devrait s'agir de "Tony le fantôme" en regard du scénario.



Enfin, depuis sa dernière diffusion à la fin des années 90, Candy voit son exploitation bloquée à cause d'un conflit sévère et compliqué entre les différents auteurs, qui empêche encore à ce jour toute ressortie vidéo ou télévisée de cette série. Néanmoins, fin 2010 au Japon, est paru un roman intitulé "Candy Candy, Final Story" et écrit par Kyoko Mizuki (sous son véritable nom, Keiko Nagita). Il s’agit d’une version modifiée de 3 nouvelles publiées après la fin de la série (et du manga) dans lesquels on apprenait que Candy s’était mariée à un certain "Anohito" et travaillait à la maison Pony, qu’Albert était en voyage d’affaires, qu’Annie et Archibald s’étaient fiancés et que Patty était devenue institutrice. La principale modification apportée dans "Final Story" par rapport aux nouvelles c'est qu'on sous-entend qu’Anohito serait en réalité... Terry !!

Différences avec le manga

Il y a un certain nombre de différences entre le manga d'origine et la série animée. L'équipe d'animation a supprimé la plupart des ellipses temporelles qui suggéraient une action pour la décrire en détail. Le scénario a été modifié par endroits afin d'insérer des scènes supplémentaires, voire des épisodes entiers, ce qui a permis d'allonger significativement la série. Le développement en animation, couplé à l'ajout de scènes, a amené le développement de personnages qui étaient à peine suggérés dans le manga (Tom, monsieur Legrand et Garcia, par exemple), ou qui n'existaient simplement pas (Capucin, Dorothée, la grand-mère de Patty).



Particularités de la version française

Comme souvent dans les productions japonaises (Nicky Larson, Cat's Eye, Ranma ½, etc.), les noms des personnages ont été partiellement francisés. Ainsi, « Ardley » devient « André », ou « Leagan » devient « Legrand ». Cela est cause d’incohérences, car le nom peut être traduit au début et ne plus l’être par la suite (« Legrand » redevient « Leagan », « Daniel » redevient « Neil », etc.), ce qui prête à confusion.


L’épisode 25 relate la mort d’Anthony et, bien que l’on ait assisté à son enterrement et vu une Candy éplorée porter le deuil, on peut être surpris d’apprendre qu’il n’est pas mort mais à l’hôpital (!), alors que l’image indique le contraire (visage d’Anthony au-dessus d’un cimetière). Cette version abracadabrante, proposée uniquement par la traduction française, n’est due qu’aux plaintes des parents adressées à Antenne 2 (polémique de la violence dans les dessins animés nippons et influence des livres engagés de Liliane Lurçat aidant). Lors de l’émission Récré A2, Dorothée a même été obligée de faire une annonce officielle à l’antenne pour rassurer les spectateurs sur la santé d’Anthony. Bien sûr, on ne le revoit plus par la suite, aussi les spectateurs ne savent pas ce qu’il advient de lui.


Suzanne n’est plus amputée à la suite de son accident, mais a subi un « implant ».


Malgré un changement de voix notable pour Anthony entre le début de la série et les épisodes ultérieurs, c’est bien le même acteur, Vincent Ropion, qui le double. Il a simplement mué entretemps.