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Le club des cinq | Terra REPORTER

Une série télévisée, abrégé en série, ou familièrement série télé, aussi appelée télésérie au Canada, est une œuvre de fiction télévisuelle qui se déroule en plusieurs parties d'une durée généralement équivalente, appelées « épisodes ». Le lien entre les épisodes peut être l’histoire, les personnages ou le thème de la série. La série télévisée se distingue du téléfilm qui est une œuvre de fiction télévisuelle unitaire ou singulière. Un téléfilm peut cependant être parfois à l'origine d'une série télévisée en tant qu’« épisode pilote » comme pour Columbo ou Twin Peaks.

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LE CLUB DES CINQ : DEUXIÈME PARTIE

DALLAS 

L'expression série culte s'applique initialement à des séries ou des feuilletons télévisés autour desquels se développa de manière spontanée une adulation du même ordre que celles développées envers des stars de cinéma ou des personnalités de l'art lyrique et de la chanson, avec notamment la constitution de fan-clubs, l'adoption par les laudateurs d'attitudes, de costumes, d'expressions venant de la série, la recréation par des fans de certains épisodes ou parties d'épisodes. Si le phénomène a concerné des séries de tous pays, son développement initial se fit autour de séries anglo-saxonnes, singulièrement britanniques. Parmi les plus notables et les plus durables, le feuilleton Le Prisonnier et les séries Chapeau melon et bottes de cuir (The Avengers) et Cosmos 1999 sont probablement les plus anciennes séries culte britanniques, Star Trek et Mission impossible les plus anciennes aux États-Unis.

Si l’on range aujourd’hui communément le feuilleton dans la catégorie des séries télévisées, en distinguant série « Feuilletonnante » et série « Formulaire » selon que l’intrigue se prolonge ou non d’un épisode à l’autre, ce n’était pas le cas au temps de la R.T.F. puis de l’O.R.T.F. Avant de nous pencher sur le cas du feuilleton, un exemple précurseur de série française mérite d’être mentionné : « La caméra explore le temps » (1957-1966), reconstitution ultra documentée d’évènements réels supervisée par les historiens André Castelot et Alain Decaux et réalisée par Stellio Lorenzi. Un trio de choc pour une œuvre qui a fait date !

Classique parmi les classiques BELPHÉGOR (1965) fait parti de ces séries que l’on peut revoir en boucle sans jamais se lasser. Car, si son format initial de 4x70 minutes l’apparente à une mini-série, elle n’en reste pas moins un feuilleton haletant dont on se languit de connaitre le fin mot. Des Puces de Saint-Ouen au Louvre d’avant la Pyramide, des entrepôts désertés à un cimetière de voitures, son enquête menées tambour battant par André Bellegarde (Yves Rénier) dresse un portrait saisissant du Paris des années 1960. Inoubliables également, les actrices Juliette Gréco et la « jeune première » Christine Delaroche dans des rôles hypnotiques que le fantôme lui-même. La télévision française à son sommet.

Les premières séries françaises ont elles aussi puisé leur inspiration dans la culture historique : Le Chevalier de Maison Rouge], Thierry la Fronde, Vidocq, Le Chevalier Tempête, Thibaud ou les Croisades, Mandrin, Le 16 à Kerbriant, Ardéchois cœur fidèle. Elles ont souvent été inspirées de romans-feuilletons français : Le chevalier de Maison-Rouge, Rocambole, Lagardère, Jacquou le Croquant, Les Habits noirs, La Dame de Monsoreau, La Porteuse de pain, D'Artagnan, L'Homme qui revient de loin, La Juive du Château Trompette, Chéri-Bibi, La Poupée sanglante, Le Loup blanc, La Corde au cou et bien sûr Belphégor ; puis dans le cadre de coproductions européennes, Arsène Lupin, Joseph Balsamo, Le Comte de Monte-Cristo, Les Mystères de Paris, Fantômas. La télévision française est également, dès l'origine, friande de séries policières : Signé Alouette, Le train bleu s'arrête 13 fois, Les Cinq Dernières Minutes, Allô Police, Les Enquêtes du commissaire Maigret, Commissaire Moulin, François Gaillard ou la vie des autres, Les Brigades du Tigre, cette dernière série mêlant intrigues policières et culture historique. L'aventure géographique a eu son heure de gloire dans les années 1960 avec Les Globe-Trotters et Les Chevaliers du ciel. Mais Jules Verne n'a trouvé sa place à la télévision française des années 1970 que dans le cadre de coproductions : L'Île mystérieuse, Deux ans de vacances, Michel Strogoff. La télévision française s'est pourtant risquée à l'adaptation de classiques ou de romans policiers étrangers : La Légende de Bas-de-Cuir, Les Aventures de Tom Sawyer, Face aux Lancaster ; puis en coproduction avec la télévision allemande, l'Ile au trésor, Quentin Durward, Le loup des mers. Enfin elle s'est lancée dans l'adaptation d’œuvres françaises contemporaines : Les Gens de Mogador, Nans le berger, D'Artagnan amoureux, Gaston Phébus et par coproduction La lumière des justes. Jusqu'au début des années 1980, la télévision française était un monopole d'État et subissait des contraintes extrêmement fortes (moyens financiers limités, autocensure). Dans les années 1960 La vie familiale, sentimentale quotidienne du Français moyen a été traitée dans Les Saintes Chéries et les oiseaux rares. Cela n'a pas empêché l'ORTF d'imaginer et de produire des séries iconoclastes comme Les Shadoks, créée en 1968, ou l'Homme du Picardie. Selon certains observateurs, la fin du monopole a compromis la qualité des productions françaises. En effet, rares sont les séries françaises contemporaines accueillies favorablement par la critique.


Ainsi, dans les années 1990, la télévision française voit, avec AB Productions, l'arrivée de nombreuses sitcoms telles que Salut les Musclés, Premiers baisers ou Hélène et les Garçons, qui subissent les foudres de la critique mais reçoivent les faveurs du jeune public. Si certaines séries françaises diffusées actuellement sont de grands succès en termes d'audimat (Plus belle la vie est suivie quotidiennement par plus de 5 millions de téléspectateurs dans ses meilleures périodes), aucune d'entre elles n'a connu de succès d'estime comparable à celui de leurs cousines américaines. Des séries françaises comme Section de recherches ou L'Hôpital reposent sur des intrigues inspirées des séries américaines à succès, mais sont comparées négativement à leurs modèles (respectivement Les Experts et Grey's Anatomy) et n'ont pas eu l'audience escomptée.


On peut noter au moins deux grandes constantes dans les séries françaises contemporaines : l'importance des fictions policières (Navarro, Julie Lescaut, Femmes de loi, etc.) et celle des fictions basées sur un personnage principal positif, faisant l'éloge de la solidarité (L'Instit, Louis la Brocante, Joséphine, ange gardien, etc.).


En France, le format diffèrera aussi pendant longtemps de celui des autres pays : alors qu'à l'étranger un épisode dure en moyenne 42 minutes, la durée d'un épisode d'une série produite en France sera de 90 minutes, afin de s'accorder à la durée d'une période de grande écoute française. L’inconvénient étant que cette durée hors-normes est un frein à l'exportation, cette tendance s'est nettement estompée ces dernières années, les chaînes françaises adoptant désormais le 42 minutes et diffusant deux ou trois épisodes à la suite pour préserver la durée de la période de grande écoute.


Depuis 2010 le festival Séries Mania en France est dédié aux séries télévisés du monde entier et se déroule chaque année.

  

Créée par la romancière Nicole de Buron, LES SAINTES CHÉRIES (1965-1970) est une comédie familiale dont les péripéties quotidiennes d’un couple de Français moyens et de leurs deux enfants facétieux peuvent rappeler celles de la famille Lepic dans Fais pas ci, fais pas ça, version années 1960. Presque tous les épisodes sont réalisés par Jean Becker, si l’on y ajoute Micheline Presle et Daniel Gélin dans les rôles principaux, accompagnés de Marthe Mercadier, Jean Yanne et Pierre Doris, cela fait beaucoup de raisons de s’y replonger avec le sourire.

Injustement oubliée, L’INSPECTEUR LECLERC ENQUÊTE (1962-1963) est une série policière au format 26 minutes qui mérite d’être réhabilitée. Son éclectisme (chaque enquête prend place dans un milieu différent, à la manière des Cinq dernières minutes de Claude Barma), sa réalisation soignée (elle a été mise en scène par Marcel Bluwal et Claude Barma), son acteur principal fringuant (le jeune Philippe Nicaud) et son humour grivois (mais jamais vulgaire) en ont fait un modèle de naturalisme sans prétention.

Toute ressemblance avec une série diffusée sur M6 vingt-trois ans plus tard est… tout sauf fortuite. Bien avant Aux frontières du réel, AUX FRONTIÈRES DU POSSIBLE (1971-1974), série de science-fiction franco-allemande, avait déjà confronté un duo d’experts (membres du Bureau International de Prévention Scientifique) à des phénomènes étranges, pour ne pas dire improbables. Leur rôle prévenir l’emploi de découvertes scientifiques à des fins criminelles. Attention, l’homme à la cigarette n’est pas loin…

Coproduction internationale créée d’après le personnage de Maurice Leblanc, ARSÈNE LUPIN (1971-1974) raconte les aventures du célèbre « gentleman cambrioleur » sans chercher à coller fidèlement au texte original. Son générique, chanté par Jacques Dutronc, lui a valu un succès populaire démultiplié, peut-être parce que qu’il nous rappelait fort à propos que, quand il détrousse une femme. Arsène Lupin lui fait porter des fleurs. Quel romantique…

Dans le prolongement d’Arsène Lupin, ROCAMBOLE (1964-1965) dépeint les exactions non dénuées d’humanisme d’un « rodeur de barrière » se refusant à nuire à autrui. Tiré du roman-feuilleton éponyme de Ponson du Terrail, ce personnage trouble a inspiré trois « époques » narratives : « L’Héritage mystérieux », « Les étrangleurs » et « La Belle jardinière », comme autant de saisons d’une anthologie saisonnière avant l’heure. Encore un signe du caractère précurseur de la fiction française des premiers temps.

Certains pédigrées laissent rêveur. Jugez un peu : la première mouture de VIDOCQ en 1967 (qui verra lui succéder Les Nouvelles Aventures de Vidocq quatre ans plus tard) a été écrite  et dialoguée par le surréaliste George Neveux, réalisé par Marcel Bluwal et Claude Loursais (le papa des Cinq dernières minutes), et interprété par l’ancien acteur de la Comédie-Française Bernard Noël dans le rôle-titre, inspiré des mémoires d’Eugène-François Vidocq, ce feuilleton virevoltant retrace avec charme et dérision le parcours de cet ancien bagnard devenu chef de la Brigade de Sûreté au début du XIXe siècle. Un classique de plus !

Reprenant le format du Temps des copains, JANIQUE AIMÉE (1963) a connu un succès encore plus important grâce à son ton gouailleur, son rythme enlevé et son héroïne gracieuse (interprétée par Janine Vila, dont ce sera l’unique rôle marquant). Suivant les investigations d’une jeune infirmière en quête de son fiancé mystérieusement disparu, le feuilleton se veut à la fois léger et divertissant, ce qui ne l’empêche pas d’égratigner au passage la lutte des classes et les mesquineries attenantes. Un parfait compromis, en somme.

Ecrit par Jacques Champreux (le petit-fils de Louis Feuillade) et réalisé par Pierre PREVERT (le frère de Jacques), LES COMPAGNONS DE BAAL (1968) est né sous une bonne étoile. Moins connu que Belphégor, ce récit d’une confrontation entre un trio d’enquêteurs improvisés et une confrérie secrète n’en séduit pas moins par son ésotérisme et sa fantasmagorie rappelant l’univers de la bande dessinée. On y découvre la toute timide Claire Nadeau, dont le potentiel comique n’éclatera que dans un second temps de sa carrière.

Adapté de trois romans-feuilletons de Gaston Leroux parus entre 1908 et 1922 (Le parfum de la dame noir, Rouletabille chez le Tsar, et Rouletabille chez les bohémiens), (1966), création de Bernard Dalbry et Guy Jorré, relate les enquête en apparence inextricables d’un jeune reporter ingénieux incarné par Philippe Ogouz. SES TROIS VOLUMES DE 10x15 minutes ont tous été diffués en 1966 sur la première chaine de l’O.R.T.F.

Une jeune femme, Joëlle Mazart, commence sa carrière d'assistante sociale dans un grand lycée d'enseignement général. Elle gagne rapidement la confiance des élèves en les accueillant dans son bureau autour d'une tasse de café, pratique dont les élèves tirent rapidement un surnom. Mais elle entre aussi rapidement en conflit avec le proviseur du lycée, avec ses méthodes « trop » modernes et « trop » compréhensives à son gout. Vers la fin de l'année scolaire, il négocie avec elle son départ en échange de la réintégration d'un élève exclut pour avoir fumé du cannabis dans l'établissement. Elle part donc, mais avec la reconnaissance de tous les élèves, et aussi avec le conseiller en orientation qui est devenu son compagnon.

Adaptée de la bande dessinée Les aventures de Tanguy et Laverdure, LES CHEVALIERS DU CIEL (1967-1970) est une série d’aventures exotiques mettant en scène deux pilotes de chasse au tempérament diamétralement opposé : l’un est méthodique et fiable, l’autre anarchique et oeu recommandable. Partant de ce postulat somme toute classique, la série vaut surtout pour sa « bougeotte » dépaysante : à partir de la deuxième saison, on y voyage de Tahiti à la Floride en passant par le Sahara, les Canaries, les Antilles Françaises et le Pérou. Prêt-e- au décollage ?

Sorte de Robin des bois dans la France du XIVe siècle, THIERRY LA FRONDE (1963-1966) est devenu une figure mythique de la télévision française. Destiné à « secouer le joug de la domination anglaise », ce jeune seigneur solognot, caché dans le maquis et se battant à l’aide d’une fronde, a concurrencé un autre chevalier, justicier bien connu : Ivanhoé. Encore un anglais…

Sur les bords de la Loire, à Châteauvallon, vit la riche et puissante famille Berg. À La Commanderie, leur propriété, on célèbre le double anniversaire du patriarche, Antonin, et de son journal La Dépêche républicaine. La fête marque également le retour de Florence, la fille maudite, que son père aimerait voir reprendre le flambeau. Le lendemain, on retrouve dans le parc le cadavre du journaliste Paul Bossis. Ce dernier enquêtait sur la douteuse opération immobilière des Sablons. André Travers, également journaliste et ami de Paul, décide de mener sa propre investigation. Secrets, mensonges et trahisons ne tardent pas à se faire jour. Parallèlement, le clan des Kovalic, émigrés yougoslaves menés par Gregor et Albertas, tente de s’imposer dans la ville et aspire à détrôner les Berg, avec qui ils ont un lourd contentieux.

Les débuts dans la vie professionnelle et les premiers émois amoureux du jeune Jérôme Fabre, à la recherche de son père, artiste peintre. Après avoir été exclu de son collège de province où il était interne, le jeune Jérôme "monte" à Paris et se frotte à la vie. "Le Jeune Fabre" est un feuilleton télévisé français en treize épisodes de 26 minutes, créé par Cécile Aubry et diffusé à partir du 1er février 1973 sur la première chaîne de l'ORTF.

Cette série met en scène Sam et Sally Kramer, un couple d'aventuriers milliardaires vivant à cent à l'heure en parcourant le monde en quête d'aventures les plus folles. Sam et Sally est une série télévisée Franco-italienne en douze épisodes de 52 minutes créée d'après les romans de M.G. Braun diffusée entre le 20 décembre 1978 et le 20 juin 1980 sur Antenne 2. Rediffusion dans les années 1980 sur La Cinq. Puis sur TMC et Jimmy. Les lieux de tournage de la série seront répartis entre l'Italie et la France (ainsi que le Venezuela et l'Afrique du Sud dans la saison 2), les rôles principaux majoritairement français et les seconds rôles majoritairement italiens.